Le crédit d’impôt toiture existe-t-il encore en 2026 ?

Article mis à jour le : 30 juillet 2026

Non, le crédit d'impôt pour refaire une toiture n'existe plus. Il s'appelait le CITE, pour crédit d'impôt pour la transition énergétique. La loi de finances pour 2021 l'a supprimé. Plus aucune réduction d'impôt ne vient donc alléger directement une facture de couvreur.

Trois avantages fiscaux restent pourtant accessibles en 2026 : une TVA à 5,5 % au lieu de 20 %, une exonération de taxe foncière pendant trois ans, et pour ceux qui louent leur logement, la déduction des travaux de leurs loyers. Voici comment chacun fonctionne, et ce que vous avez à faire pour l'obtenir.

Les six catégories de bénéficiaires du taux de TVA réduit à 5,5 % pour la rénovation d'une toiture

À quoi avez-vous droit selon votre situation

Le premier réflexe consiste à identifier votre cas. Un propriétaire qui habite sa maison et un propriétaire qui la loue n'ont pas les mêmes droits, et l'écart est important.

Avantages fiscaux applicables aux travaux de toiture selon la situation du propriétaire
Votre situationL'avantage fiscalCe que cela représente
Vous habitez le logement et vous isolez la toitureTVA à 5,5 % au lieu de 20 %1 450 € de moins sur 10 000 € hors taxes de travaux éligibles
Vous habitez le logement et votre commune a voté l'exonérationTaxe foncière réduite de 50 à 100 % pendant 3 ansVariable selon le taux voté par la commune
Vous louez le logement videLes travaux se retirent de vos loyers imposablesJusqu'à 10 700 € retirés de votre revenu global par an
Vous louez un logement mal isolé et vous le rénovezLa même déduction, mais doubléeJusqu'à 21 400 € par an
Vous faites construire, agrandir ou suréleverAucun avantage fiscalTVA à 20 % et rien de déductible

Ce qui remplace le crédit d'impôt toiture depuis 2021

MaPrimeRénov' a pris le relais, sans être un crédit d'impôt déguisé pour autant. Elle finance l'isolation et la performance énergétique, pas le remplacement des tuiles pour lui-même. Une réfection de couverture à l'identique n'ouvre donc droit à aucune aide de l'Anah, même chez un couvreur qualifié.

MaPrimeRénov', une prime versée par l'Anah

MaPrimeRénov' est versée par l'Anah, l'Agence nationale de l'habitat, l'organisme public chargé des aides au logement. Le remplacement s'est fait en deux temps, au 1er janvier 2020 pour les ménages aux revenus modestes, puis au 1er janvier 2021 pour tous les propriétaires.

Les montants, les conditions de revenus et les démarches sont détaillés dans notre panorama des aides pour refaire une toiture. Les barèmes au mètre carré pour l'isolation figurent dans notre guide des aides à l'isolation de toiture au m².

Comment l'argent vous arrive, et quand

  • Vous recevez un virement, vous ne payez pas moins d'impôt. L'Anah verse la prime sur votre compte après les travaux. Le CITE, lui, se récupérait sur la déclaration de revenus de l'année suivante.
  • Le dossier passe avant la signature du devis. Avec le CITE, vous déclariez les travaux après coup. Là, il faut l'accord de l'Anah avant de signer, et le chantier ne démarre qu'après son accusé de réception. Deux exceptions existent, détaillées juste en dessous.
  • Une avance existe pour les revenus les plus modestes. Les ménages aux ressources les plus faibles obtiennent, sur demande, jusqu'à la moitié de la prime avant la fin du chantier. Cela évite d'avancer la totalité de la somme au couvreur.
Les deux exceptions qui concernent souvent les toitures

L'Anah accorde la prime malgré un dossier déposé après le début des travaux dans deux cas. Le premier, une urgence liée à un danger évident pour votre santé et votre sécurité. Le second, des dommages causés par une catastrophe naturelle ou technologique, ou par les effets du vent lors d'une tempête, d'un ouragan ou d'un cyclone.

Une couverture arrachée par une tempête entre donc dans le second cas. Conservez les photos, le constat de votre assureur et l'arrêté de catastrophe naturelle s'il a été publié.

Si un site vous parle encore de crédit d'impôt toiture 2026

L'information est périmée ou mensongère. Aucun crédit d'impôt ne s'applique à une rénovation de toiture depuis fin 2020. Les offres commerciales qui reprennent ce vocabulaire relèvent souvent de pratiques trompeuses. Depuis la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025 contre les fraudes aux aides publiques, tout démarchage non sollicité en rénovation énergétique est interdit, par téléphone, SMS, courriel ou réseaux sociaux.

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La TVA à 5,5 %, l'avantage le plus simple à obtenir

C'est le seul avantage qui ne demande aucun dossier, aucune condition de revenus et aucune démarche fiscale. L'artisan applique le taux réduit directement sur sa facture. Sur 10 000 € hors taxes de travaux entièrement éligibles, la facture finale passe de 12 000 € à 10 550 €, soit 1 450 € de moins.

Un chantier de toiture mélange pourtant souvent plusieurs natures de travaux. Une même facture comporte alors des lignes à 5,5 %, à 10 % et parfois à 20 %. Chaque ligne porte son propre taux, et le total affiche la répartition. Demandez un devis détaillé ligne par ligne pour vérifier ce point avant de signer.

Quel taux de TVA pour quels travaux

Le principe est simple à retenir. Des travaux qui améliorent l'isolation donnent droit à 5,5 %. Des travaux qui remettent simplement la toiture en état donnent droit à 10 %. Des travaux qui ajoutent de la surface restent à 20 %.

Taux de TVA applicable selon la nature des travaux de toiture
Nature des travauxTauxPourquoi
Isolation des rampants, c'est-à-dire la face intérieure d'un toit en pente5,5 %La toiture isole mieux qu'avant
Isolation du plancher des combles perdus, ou d'un toit plat5,5 %La toiture isole mieux qu'avant
Remplacement d'une fenêtre de toit par un modèle plus performant5,5 %Gain thermique caractérisé
Réfection de la couverture à l'identique, sans toucher à l'isolation10 %Amélioration ordinaire du logement
Démoussage, nettoyage, entretien courant10 %Travaux d'entretien
Construction neuve, surélévation, agrandissement20 %Aucun taux réduit sur la surface créée

Trois conditions valent pour le taux de 5,5 %. Le logement doit être achevé depuis plus de deux ans, c'est l'entreprise qui réalise les travaux qui doit vous facturer, et les matériaux posés doivent respecter des critères de performance minimale fixés par arrêté. Un isolant trop peu performant fait basculer la ligne à 10 %. Le détail par nature de travaux figure sur la fiche officielle sur le taux de TVA des travaux de rénovation.

Un couvreur sans label RGE vous coûte plus cher que la TVA ne rapporte

Le label RGE, pour reconnu garant de l'environnement, est exigé pour toucher MaPrimeRénov' et pour obtenir un éco-prêt à taux zéro. Un artisan qui ne le détient pas vous ferme l'accès à ces aides, et la perte se compte en milliers d'euros sur un chantier d'isolation.

Ce label n'entre en revanche pas dans les conditions de la TVA à 5,5 %, qui dépendent de la nature des travaux, des critères techniques des matériaux et de l'âge du logement. Beaucoup de propriétaires confondent les deux. Vérifiez la qualification de votre artisan sur l'annuaire officiel des professionnels RGE avant de signer. La TVA réduite ne compense jamais une prime perdue.

L'attestation a disparu, une mention sur le devis la remplace

Point souvent mal connu, y compris de certains artisans. Jusqu'en février 2025, vous remplissiez un formulaire séparé, les CERFA 1300-SD ou 1301-SD. Ces attestations sont supprimées depuis le 16 février 2025, par l'article 41 de la loi de finances pour 2025.

À la place, vous signez une mention portée directement sur le devis ou sur la facture. Vous y certifiez que le local sert d'habitation, qu'il est achevé depuis plus de deux ans, et le cas échéant que les travaux relèvent de la rénovation énergétique. Gardez le document jusqu'au 31 décembre de la cinquième année qui suit la facture.

Deux conséquences à connaître. Si la mention manque ou reste incomplète, le taux de 20 % s'applique à l'ensemble du chantier. Et si les informations que vous avez certifiées se révèlent inexactes de votre fait, vous êtes tenu solidairement avec l'artisan au paiement du complément de TVA, c'est-à-dire que l'administration réclame la somme à l'un, à l'autre, ou aux deux. Sur un chantier de 15 000 € facturé à tort à 5,5 %, ce complément atteint 2 175 €.

Le piège du matériel que vous achetez vous-même

Si vous achetez l'isolant ou les fenêtres de toit en magasin avant la pose, ces achats restent taxés à 20 %. Le taux réduit ne s'applique qu'à ce que l'artisan facture, matériel et main-d'œuvre compris.

Un exemple concret. Pour 60 m² de laine de bois à 30 € le mètre carré, soit 1 800 € de matériau, la TVA passe de 99 € à 360 € selon que l'achat passe par l'entreprise ou par vous. L'écart atteint 261 €.

L'exonération de taxe foncière pendant trois ans

Après des travaux d'économie d'énergie, votre commune a la faculté de vous exonérer de taxe foncière pendant trois ans, en totalité ou de moitié. Le mot important est « faculté » : cet avantage n'est jamais automatique.

La règle a été réécrite par la loi du 29 décembre 2023 et s'applique depuis le 1er janvier 2025. Elle figure à l'article 1383-0 B du Code général des impôts.

Les trois conditions à réunir

  • Un logement achevé depuis plus de dix ans au 1er janvier de la première année d'exonération. C'est la nouveauté de 2025, qui remplace l'ancienne référence aux logements construits avant 1989.
  • Plus de 10 000 € de dépenses de rénovation énergétique l'année précédente, ou plus de 15 000 € sur les trois années précédentes, par logement. Depuis la réforme applicable en 2025, le texte renvoie aux prestations de rénovation énergétique, celles-là mêmes qui ouvrent droit à la TVA à 5,5 %.
  • Un vote de votre commune ou de votre intercommunalité. Sans délibération locale, aucun droit, même si vous remplissez les deux autres conditions. Ce vote doit intervenir avant le 1er octobre d'une année pour s'appliquer au 1er janvier suivant.

Les dépenses retenues sont celles qui bénéficient de la TVA à 5,5 %, au sens de l'article 278-0 bis A du même code. Le taux d'exonération, entre 50 et 100 %, est choisi par la collectivité.

La déclaration à envoyer avant le 1er janvier

La demande se dépose sur papier libre, auprès du service des impôts fonciers du lieu du logement, avant le 1er janvier de la première année d'exonération souhaitée. Vous y indiquez la date d'achèvement du logement et vous joignez les factures et les justificatifs des dépenses.

Un envoi tardif fait perdre l'année entière, et l'exonération dure trois ans, pas quatre.

Le cas des logements neufs

Un dispositif distinct existe pour les constructions neuves à haute performance énergétique, à l'article 1383-0 B bis du même code. La durée d'exonération monte alors à cinq ans. Il suppose lui aussi une délibération de la collectivité.

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Si vous louez le logement, les travaux se déduisent de vos loyers

C'est l'avantage le plus puissant des trois, et le moins connu. Il ne concerne que les propriétaires qui louent. Un propriétaire qui habite chez lui n'y a pas accès.

Location nue au régime réel, ce que ces mots veulent dire

Deux conditions de vocabulaire à comprendre avant tout le reste.

  • Location nue signifie que vous louez le logement vide, sans meubles. La location meublée relève d'un autre régime fiscal, où ce mécanisme ne fonctionne pas.
  • Régime réel signifie que vous déclarez vos dépenses réelles, facture par facture. L'autre option, le micro-foncier, applique un abattement automatique de 30 % sur vos loyers et interdit toute autre déduction. Le régime réel s'impose au-delà de 15 000 € de loyers annuels, et reste choisissable en dessous. L'option engage pour trois ans.

Quels travaux se déduisent, lesquels non

La frontière tient à un principe unique. Ce qui remet en état ou améliore sans agrandir se déduit. Ce qui ajoute de la surface ou reconstruit ne se déduit pas.

Travaux de toiture déductibles des revenus fonciers
Nature des travauxDéductibleTexte applicable
Réparation d'une fuite, remplacement de tuiles casséesOui, dépense d'entretienArticle 31-I-1° a du CGI
Réfection complète de la couverture à l'identiqueOui, dépense de réparationArticle 31-I-1° a du CGI
Isolation de la toitureOui, dépense d'améliorationArticle 31-I-1° b du CGI
Surélévation qui ajoute de la surface habitableNon, agrandissementExclusion prévue à l'article 31-I-1° b
Reconstruction après démolitionNonExclusion prévue à l'article 31-I-1° b

Le déficit foncier expliqué avec un exemple

Le mot fait peur, le mécanisme est simple. Vos loyers d'un côté, vos dépenses de l'autre. Quand les dépenses dépassent les loyers, le résultat est négatif. Ce résultat négatif s'appelle le déficit foncier, et il se retire de vos autres revenus, salaires compris.

Un exemple chiffré

Vous encaissez 9 600 € de loyers dans l'année. Vous payez 22 000 € de réfection de toiture, 900 € de taxe foncière et 300 € d'assurance, soit 23 200 € de dépenses.

Votre résultat foncier est négatif de 13 600 €. Vous retirez 10 700 € de votre revenu imposable dès cette année, c'est le plafond annuel. Les 2 900 € restants ne sont pas perdus : ils se déduiront de vos loyers des dix années suivantes.

L'économie d'impôt dépend ensuite de votre tranche d'imposition. Dans la tranche à 30 %, c'est-à-dire quand l'État prélève 30 centimes sur chaque euro de cette part de vos revenus, ces 10 700 € retirés représentent 3 210 € d'impôt en moins. Dans la tranche à 11 %, l'économie tombe à 1 177 €. Ces montants sont des illustrations, votre gain réel dépend de vos revenus et de vos autres charges.

Le plafond doublé à 21 400 € pour un logement mal classé

Le plafond de 10 700 € passe à 21 400 € quand les travaux font sortir le logement du statut de passoire énergétique. Une passoire énergétique est un logement classé E, F ou G sur le diagnostic de performance énergétique, le DPE, cette étiquette de A à G remise lors d'une vente ou d'une location.

La loi de finances pour 2026, loi n° 2026-103 du 19 février 2026, a prolongé ce plafond doublé jusqu'au 31 décembre 2027. Attention aux informations contradictoires que vous lirez ailleurs. La doctrine fiscale publiée au bulletin officiel des finances publiques le 16 septembre 2025 est antérieure à cette prolongation, et affiche donc encore l'échéance du 31 décembre 2025.

Conditions du plafond majoré de déficit foncier à 21 400 €
ConditionExigence précise
Classe énergétique avant travauxE, F ou G sur le DPE
Classe énergétique après travauxA, B, C ou D, la classe D suffit
Justificatifs à conserverUn DPE avant travaux et un DPE après travaux
Date de paiement des dépensesJusqu'au 31 décembre 2027

Un bailleur imposé dans la tranche à 30 % qui retire 21 400 € de ses revenus paie 6 420 € d'impôt en moins, et 8 774 € dans la tranche à 41 %. Ces chiffres illustrent le calcul, ils ne constituent pas un gain garanti. S'y ajoute l'effet sur les prélèvements sociaux de 17,2 % appliqués aux loyers. Ce mécanisme échappe au plafonnement global des niches fiscales de 10 000 € par an, ce qui le rend cumulable avec d'autres dispositifs.

Les trois engagements à respecter

  • Louer le logement vide et déclarer au régime réel pendant toute la période concernée
  • Maintenir la location trois ans après avoir retiré le déficit de votre revenu global. Une vente ou une reprise du logement avant ce terme fait rembourser l'avantage
  • Détenir le bien en direct ou via une société civile imposée à l'impôt sur le revenu. Une société soumise à l'impôt sur les sociétés est exclue
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Que déclarer, et quand

Beaucoup de propriétaires cherchent une case à cocher sur leur déclaration de revenus. Pour un propriétaire occupant, il n'y en a aucune, puisqu'aucun crédit d'impôt ne s'applique plus.

Démarches déclaratives selon la situation du propriétaire
Votre casCe que vous déclarezQuand
Vous habitez le logementRien. Les aides reçues ne sont pas imposables et n'apparaissent nulle partAucune démarche
Vous louez au régime réelLes travaux sur la déclaration 2044, lignes 224 et suivantes, après avoir retiré les aides perçuesAvec votre déclaration de revenus
Vous demandez l'exonération de taxe foncièreUne déclaration sur papier libre au service des impôts fonciers, avec vos facturesAvant le 1er janvier de l'année d'exonération
Vous bénéficiez de la TVA à 5,5 %Rien auprès du fisc. Vous gardez l'attestation signée et la factureConservation cinq ans

Les erreurs qui coûtent le plus cher

Ces quatre situations reviennent régulièrement, et chacune se solde par une perte d'argent sèche.

Signer le devis avant l'accord de l'Anah

MaPrimeRénov' se demande avant tout engagement. Une signature anticipée fait perdre l'aide, hors urgence sanitaire et hors dommages causés par une tempête ou une catastrophe naturelle. Attendez l'accusé de réception de l'Anah.

Déposer la demande de taxe foncière trop tard

La déclaration doit arriver avant le 1er janvier de la première année souhaitée. Un envoi en février fait perdre l'année entière, et l'exonération dure trois ans, pas quatre.

Déduire le montant brut des travaux

MaPrimeRénov' et les primes des fournisseurs d'énergie se retirent du coût des travaux avant de calculer ce que vous déduisez. Déduire deux fois la même dépense expose à un redressement.

Confondre réfection et surélévation

Refaire un toit à l'identique ouvre droit à 10 % de TVA et se déduit chez un bailleur. Surélever ajoute de la surface : 20 % de TVA et aucune déduction possible.

Nos guides liés aux travaux de toiture

Guides Guide-toiture liés au coût et à la réglementation
SujetCe que vous y trouvezGuide détaillé
Prix au m²Budget par surface et par matériau de couverturePrix d'une toiture au m²
DevisMentions obligatoires et postes à vérifierComprendre un devis de toiture
Labels du couvreurLa qualification RGE, exigée pour MaPrimeRénov'Certificat de toiture
Garantie décennaleVos recours en cas de malfaçonGarantie décennale toiture
Normes et DTULes règles de l'art opposables à l'artisanNormes et réglementation
IsolationIsolants, épaisseurs et techniques de poseIsolation de toiture

Ressources officielles

Fiche officielle MaPrimeRénov'

Le dispositif qui a remplacé le crédit d'impôt, avec les montants, les plafonds de ressources et les démarches.

Lire la fiche F35083

Fiche officielle sur les revenus locatifs

Régime réel, charges déductibles, plafonds du déficit foncier et déclaration 2044, expliqués pas à pas.

Lire la fiche F1991

Déclarer ses revenus fonciers

Espace des particuliers pour déclarer en ligne, accéder au formulaire 2044 et écrire à son service des impôts.

Accéder à impots.gouv.fr

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Page Bercy sur les aides à la rénovation

Panorama ministériel de MaPrimeRénov', des primes des fournisseurs d'énergie, de l'éco-prêt et de la TVA réduite.

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Questions fréquentes

Le CITE s'est éteint en deux étapes. Les ménages aux revenus modestes ont basculé sur MaPrimeRénov' au 1er janvier 2020, les autres propriétaires au 1er janvier 2021. La loi de finances pour 2021 a acté la suppression. Des travaux de toiture payés à partir de 2021 n'ouvrent donc plus aucun droit à crédit d'impôt.
5,5 % si les travaux améliorent l'isolation et si les matériaux respectent les critères de performance fixés par arrêté : rampants, plancher des combles, toit plat ou remplacement d'une fenêtre de toit. 10 % pour une réfection de couverture à l'identique et pour l'entretien. 20 % pour une construction neuve ou une surélévation. Le logement doit avoir plus de deux ans. Une même facture comporte souvent plusieurs taux.
Non pour la TVA, oui pour les aides. Le label RGE, pour reconnu garant de l'environnement, conditionne MaPrimeRénov' et l'éco-prêt à taux zéro, pas le taux de TVA. Un couvreur sans ce label facture donc légitimement une isolation éligible à 5,5 %, mais vous perdez du même coup l'accès aux aides, ce qui pèse bien plus lourd que l'écart de TVA. Vérifiez la qualification sur l'annuaire officiel des professionnels RGE avant de signer.
Uniquement si vous louez le logement vide et déclarez au régime réel. Les travaux de réparation, d'entretien et d'amélioration se retirent alors de vos loyers, et le résultat négatif se retire de votre revenu global jusqu'à 10 700 € par an, ou 21 400 € pour une rénovation qui sort le logement du statut de passoire énergétique. Un propriétaire qui habite chez lui ne déduit rien.
C'est le résultat négatif obtenu quand vos dépenses de bailleur dépassent les loyers encaissés. Ce résultat se retire de votre revenu imposable global, salaires compris, dans la limite de 10 700 € par an. L'excédent n'est pas perdu, il se déduit des loyers des dix années suivantes. La part du déficit qui provient d'intérêts d'emprunt suit une règle à part et ne se retire jamais du revenu global.
Dans la tranche à 30 %, retirer 21 400 € de ses revenus représente 6 420 € d'impôt en moins, et 8 774 € dans la tranche à 41 %. Ces montants illustrent le calcul, le gain réel dépend de votre situation. S'y ajoute l'effet sur les prélèvements sociaux de 17,2 %. Ce mécanisme échappe au plafonnement global des niches fiscales de 10 000 €. Il exige un DPE avant et après travaux, un passage de la classe E, F ou G vers A, B, C ou D, et des dépenses payées avant le 31 décembre 2027.
Oui. MaPrimeRénov' et les primes versées par les fournisseurs d'énergie se retranchent du coût des travaux avant de calculer la somme déductible de vos loyers. Déduire la facture entière tout en ayant touché une subvention expose à un redressement. Conservez la notification de l'Anah et l'attestation du fournisseur d'énergie avec vos factures.
Trois conditions se cumulent : un logement achevé depuis plus de dix ans, plus de 10 000 € de dépenses de rénovation énergétique l'année précédente ou 15 000 € sur trois ans, et un vote de votre commune instaurant l'exonération. La demande se dépose sur papier libre au service des impôts fonciers avant le 1er janvier de la première année souhaitée. L'exonération va de 50 à 100 % pendant trois ans.
Non. L'exonération de taxe foncière après travaux d'économie d'énergie repose entièrement sur une délibération locale. Sans vote de la commune ou de l'intercommunalité, le droit n'existe pas, quels que soient vos travaux. Le vote doit intervenir avant le 1er octobre pour s'appliquer au 1er janvier suivant, ce qui laisse la possibilité de le demander en conseil municipal.
Non. Les travaux d'agrandissement et de reconstruction sont exclus des dépenses déductibles par l'article 31 du Code général des impôts. Une surélévation qui ajoute de la surface habitable relève de l'investissement, pas de la dépense d'entretien. Elle supporte par ailleurs une TVA à 20 % sur la totalité du chantier.
Non, plus depuis le 16 février 2025. Les formulaires CERFA 1300-SD et 1301-SD ont été supprimés par l'article 41 de la loi de finances pour 2025. Vous signez désormais une mention directement sur le devis ou sur la facture, où vous certifiez l'usage d'habitation, l'âge du logement et la nature énergétique des travaux. Conservez ce document jusqu'au 31 décembre de la cinquième année suivant la facture. Sans mention, le taux de 20 % s'applique à tout le chantier.
Non. MaPrimeRénov' et les primes des fournisseurs d'énergie ne constituent pas un revenu imposable et ne figurent pas sur votre déclaration, que vous habitiez le logement ou que vous le louiez. Pour un bailleur, elles réduisent en revanche la somme déductible de ses loyers, à hauteur de leur montant.
Non. Aucun dispositif public ne finance une réfection de couverture à 1 euro. Les aides visent l'isolation et la performance énergétique, jamais le remplacement des tuiles pour lui-même. Les offres qui promettent une toiture neuve pour un euro relèvent de pratiques que la DGCCRF, le service de l'État chargé de la répression des fraudes, surveille de près. Le démarchage non sollicité en rénovation énergétique est d'ailleurs interdit depuis la loi du 30 juin 2025.
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À retenir

  • Le crédit d'impôt toiture a disparu avec la loi de finances pour 2021. MaPrimeRénov' l'a remplacé, sous forme de virement et non de réduction d'impôt.
  • La TVA à 5,5 % s'applique aux travaux qui améliorent l'isolation, 10 % à une réfection à l'identique, 20 % à une surélévation.
  • L'attestation CERFA a disparu le 16 février 2025. Vous signez une mention sur le devis ou la facture, à conserver cinq ans.
  • La qualification RGE conditionne MaPrimeRénov' et l'éco-prêt à taux zéro, pas la TVA à 5,5 %.
  • L'exonération de taxe foncière suppose un vote de votre commune. Elle n'est jamais automatique, et la déclaration part avant le 1er janvier.
  • Un bailleur qui loue vide au régime réel déduit les travaux et retire jusqu'à 10 700 € de son revenu global, 21 400 € pour un logement mal classé rénové.
  • Ce plafond doublé est prolongé jusqu'au 31 décembre 2027 par la loi de finances pour 2026.
  • Les aides perçues se retirent du coût des travaux avant tout calcul de déduction.

Pour aller plus loin

Information importante

Les économies d'impôt citées dans cette page sont des illustrations, calculées sur une tranche d'imposition donnée et sur un montant de travaux donné. Votre gain réel dépend de vos revenus, de vos autres charges déductibles et du montant exact de votre chantier. Les règles fiscales citées évoluent à chaque loi de finances. Le plafond doublé de déficit foncier est prolongé jusqu'au 31 décembre 2027 par la loi de finances pour 2026, loi n° 2026-103 du 19 février 2026, prolongation confirmée par l'analyse juridique de l'Agence nationale pour l'information sur le logement. La doctrine fiscale publiée au bulletin officiel des finances publiques le 16 septembre 2025 est antérieure à ce texte et affiche encore l'échéance de 2025. Votre situation dépend de votre régime d'imposition, de la nature exacte des travaux et des délibérations de votre commune. Cette page donne des repères, elle ne remplace pas l'avis d'un conseiller fiscal ou d'un notaire. Vérifiez les montants sur service-public.gouv.fr et interrogez votre service des impôts avant tout engagement. Si vous relevez une information à actualiser, signalez-la à la rédaction.

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