Lexique sur l’univers de la toiture : toutes les réponses

Catégorie charpente

Catégorie charpente


Abside

Elle raccorde deux versants de toit ou se place contre un mur pignon.
abside

Un aisselier est une pièce de charpente à 45 degrés, droite ou courbe, qui sert à relier deux parties de la charpente et à les consolider. Par exemple, dans un angle de charpente, elles assureront sa rigidité et sa tenue.

L’aisselier est terminé par des tenons, et les mortaises se font dans les arbalétriers.
Aisselier
Arbalétrier 
Assemblage tenon mortaise

L’assemblage tenon et mortaise est une méthode d’assemblage traditionnelle de pièces de charpente en bois. Tous les menuisiers et charpentiers connaissent cet assemblage : solide, sécure, sans vis ni clou.

Le tenon et la mortaise sont des pièces en bois qui s’emboîtent l’une dans l’autre. Le tenon étant l’équivalent de la pièce mâle, la mortaise la pièce femelle. Les deux sont travaillés avec des finitions d’assemblage en parallélépipèdes.

Le tenon est découpé en :

Le tenon est découpé en :

  • chant
  • joues
  • about
  • arasements

La mortaise est découpée en :

  • about
  • parement
  • fond

L’assemblage est conçu pour se faire sans aucun artifice de fixation, mais certains charpentiers préfèrent réaliser un « faux tenon mortaise », avec chevillage. 

La difficulté de cet assemblage réside dans l’angle de la coupe, qui doit être ajusté manuellement, au ciseau à bois.

Assemblage moisé

L’assemblage moisé, ou moisement, consiste à remplacer une pièce unique par deux poutres parallèles (moises) qui tiennent « en sandwich » d’autres éléments de charpente entre elles par boulonnage.

Les moises empêchent l’écartement des pièces de charpente et renforcent leur résistance à la traction.

Dans une charpente classique, l’assemblage moisé tient les extrémités des arbalétriers et la partie inférieure du poinçon.

Contrefiche


La contrefiche est une pièce de charpente dont le but est de soulager les pièces les plus soumises à la pression. Elle fait partie des jambes de force. Leur assemblage se fait par joint en tenon de mortaise.

La contrefiche relie par exemple les poteaux à la panne sablière, ou sur la première panne de l’arbalétrier.
On en place systématiquement dès lors qu’une pièce de charpente dépasse les 4 mètres.

Coyer, ou coyau

Coyer, ou coyau

Un coyer, aussi appelé coyau, est une petite pièce de charpente utilisée placée de manière décroissante en partie inférieure de chevron pour changer l’inclinaison d’un bas de toiture en redessinant sa brisure.

Les toitures à coyaux n’avaient pas besoin de chéneaux : la forme du toit donnée par les coyaux « chassait » l’eau loin de la façade.

Par extension, on appelle aussi coyer ou coyau la partie basse du toit, moins pentue.

Échantignole

Échantignole


L’échantignole est une pièce de bois fixée à l’arbalétrier et servant à maintenir une panne. On parle aussi parfois de tasseau d’arbalétrier.

Enrayure

Enrayure

L’enrayure est un ensemble de pièces de charpente autour du poinçon d’une ferme. Elle sert à supporter les pièces verticales.

L’enrayure est formée d’entraits, de goussets et de coyers.

Ferme apparente, ou fer​​​​me débordante

fermettes à pentes

Une ferme apparente ou débordante peut aussi faire référence à la ferme d’avant-toit. C’est une ferme de charpente qui déborde au-dessus du mur pignon et crée un avant-toit débordant. Sa vocation est de protéger la façade des intempéries.

Ce type de charpente est typique du Moyen ge et des cités médiévales. On en retrouve également sur certaines maisons à colombage.

Catégorie fenêtres de toit


Fenêtres-verrières

Les fenêtres de toit dont l’objectif principal est de faire entrer la lumière sont des fenêtre-verrières, ou puits de lumière.

Elles peuvent varier en dimensions, matériaux et formes, du simple puits au dôme en vitraux !

Les verrières ou coupoles sont généralement le signe d’une architecture de luxe très sophistiquée (et aussi très coûteuse) et sont construites sur mesure. On en rencontre rarement.

Toutefois en architecture contemporaine, notamment avec les toits plats. Les verrières de toit sont prisées pour leur style atelier ou industriel.

Les différents types de fenêtres verrières sont :

  • la fenêtre de toit à vitrage courbe
  • la fenêtre de toit à vitrage plat pour toit plat
  • la fenêtre verrière coupole
  • la verrière en caisson incliné pour toit-terrasse
  • la verrière modulaire ouvrante ou coulissante
  • la verrière pyramidale
  • le puits de lumière

Il faut parfois s’adresser à des artisans spécialisés ou à des menuisiers fenêtriers, toutefois il reste possible de trouver en prêt à poser des éléments de verrières de toit avec les marques Velux, Tryba, Lapeyre, Rooflite, Technal…

Leur prix varie en fonction des dimensions, du vitrage et des finitions, mais souvent la pose en elle-même est plus coûteuse, en particulier s’il faut faire des modifications dans la charpente.

Le prix indicatif d’une fenêtre verrière d’angle Velux de petite taille est de 750 €.

Outeau (ou houteau)

Outeau

Un outeau (ou houteau) est une petite lucarne de toit en ardoise ou tuile, avec une façade triangulaire. Il a un rôle d’aération, et à ce titre elle a rarement une fenêtre vitrée, mais plutôt une grille. Ils sont couverts en tuile spéciale ou en ardoise. Toutefois il apporte dans les combles non aménagés un point lumineux non négligeable.

L’outeau se démarque de la chatière par sa structure en bois propre (alors que la chatière est intégrée à la structure du toit).

Les joues de l’outeau sont triangulaires et son faîte est horizontal.

À l’intérieur de la famille des outeaux, on distingue :

  • L’outeau plat d’Anjou : un outeau rectangulaire dont le toit plat a une pente similaire à celle de la toiture principale.
  • L’outeau triangulaire est composé d’une façade, de rive, de noue et d’un faîtage, mais sans joues. Son faîtage est en tuiles canal ou demi-ronde. Il peut recevoir un châssis vitré.

Catégorie couverture de toit


Abergement

L’abergement désigne l’intervention d’un couvreur pour habiller les « accidents de toiture » : bases de cheminées, jointure avec les lucarnes, chatières, trappes d’accès…

Pour ce faire, le couvreur-zingueur utilise des plaques de tôles, de zinc, de cuivre, d’acier galvanisé ou d’aluminium qu’il soude pour ensuite découper une forme façonnable qui va servir à imperméabiliser la zone concernée.

Les éléments en métal qui composent les abergements sont appelés les solins. 

Abergement

Les abergements doivent se fondre et se dissimuler le plus naturellement possible dans la couverture du toit.

Plus l’artisan est habile, plus l’abergement sera réussi. Un couvreur-zingueur est généralement plus habitué à réaliser ces pièces qu’un simple charpentier-couvreur.

Approche

approches toiture

L’approche est une ardoise taillée en biseau à proximité d’un arêtier entre deux versants d’une toiture en ardoises.

Le nombre d’approches dépend de l’angle de l’arêtier.

On place généralement une approche en vis-à-vis d’une contre-approche.



Arêtier

Arêtier

L’arêtier est l’ouvrage d’étanchéité situé sur la ligne saillante entre les deux versants du toit.

Il peut s’agir :

  • d’un arêtier fermé : la couverture se rejoint symétriquement sur la ligne d’arêtier ;
  • d’un arêtier à rang de doublage : un rang de couverture vient recouvrir le dernier rang de chaque pan
  • d’un arêtier à bande de recouvrement : une bande métallique en zinc ou acier galvanisé assure l’étanchéité 


Si la couverture de toit est en tuiles, on construit l’arêtier avec des tuiles spéciales, appelées tuiles arêtières, coniques ou angulaires.

Il fait partie des points sensibles de la couverture de toit pour lesquels il faut faire preuve de savoir-faire et de vigilance sur l’étanchéité.

On le colle et le jointe au mortier ou, selon le matériau de couverture, avec des clips, des clous ou du mastic polyuréthane.


Arrêt de neige pour toit

Arrêt de neige pour toit


Un arrêt de neige sert à éviter le glissement brutal de la neige accumulée sur le toit. Il peut être formé de becs, de crochets ou de grilles, en métal le plus souvent.

On les utilise évidemment plutôt dans les régions montagneuses pour assurer la sécurité des habitants afin que de gros blocs de neige ne leur tombent pas dessus. L’arrêt de neige répartit le poids de la neige sur toute la surface de la toiture et les éléments porteurs. Les normes de la construction prévoient dans installer sur les toitures à partir de 900 m d’altitude.

On trouve des arrêts de neige pour toit adaptés à chaque matériau de couverture, avec des systèmes de fixation ad hoc.

On les appelle aussi « becs à neige », “stop neige” ou encore “garde neige”.

Les arrêts de neige sont vendus par lots, ou au kilo. Selon le matériau, ils valent de 1 à 30 € la pièce (les plus chers sont ceux en inox).

Bardeau ou tavaillon de bois

Bardeau ou tavaillon de bois

Un bardeau est une planchette de bois utilisée pour le bardage de façade ou de toiture. Selon la région de France, on l’appelle également tavaillon de bois, tavillon, essente, échandole, ancelle…

Les bardeaux, ou tavaillons, peuvent être en châtaignier, en chêne, en mélèze, en cèdre rouge, en épicéa… On les retrouve le plus souvent sur les chalets traditionnels ou dans les régions montagneuses. Le tavillonneur est un artisan savoir-faire traditionnel, rare et donc plutôt cher.

Fendus ou sciés, ils mesurent généralement 25 à 60 cm de long, pour 6 à 18 cm de large. Les formes des bardeaux diffèrent selon les régions (tuile de bois droite, chanfreinée, écaille ou en fer de lance…).

Plus ils sont réguliers, plus ils sont de qualité.

On les fixe avec des clous sur les voliges, par recouvrement (une épaisseur par rangée) ou double recouvrement (superposés).

En plus de leur indiscutable qualité chaleureuse est esthétique (le gris argenté qu’ils prennent naturellement en vieillissant est très recherché), les bardeaux de bois sont un matériau de couverture écologique et un excellent isolant thermique et phonique.

Le bardeau de bois est léger, étanche, respirant, et étanche, grâce à la coupe fendue qui respecte le sens du fil du bois et le rend ainsi 100 % étanche.

Selon l’essence de bois, son traitement éventuel, le type de pose et l’entretien (les anciens se contentaient de les retourner sur l’autre face quand la première avait fait son temps !), les couvertures en tavaillons peuvent durer plus de 100 ans !


Closoir

closoir ventilé

Le closoir garantit l’étanchéité du faîtage tout en assurant la ventilation de la couverture de toit.

La ventilation du toit se fait de bas en haut. Le closoir est une sorte de rouleau intissé bitumeux de 25 à 35 cm de large qui s’agrafe ou se cloue sur le faîtage. Certains sont en feuille de métal pour une meilleure étanchéité.

On en trouve de diverses couleurs et finitions pour s’adapter à la couverture.

Le prix d’un rouleau de closoir est de 10 à 15 € le mètre.

Embarrure

Embarrure

L’embarrure est une technique de pose des tuiles faîtières : on les colle au mortier sur un cordon horizontal.

On n’utilise pas de closoir, contrairement à la technique du faîtage à sec.

À noter que le cordon de mortier restera visible après la pose, on veille donc à le lisser et parfois à le teinter.

Une embarrure mal réalisée peut avoir pour conséquence un morcellement du mortier ou un descellement des tuiles faîtières, suivies d’infiltrations.

Le mortier de l’embarrure a pour vocation de calfeutrer le faîtage.

Épi de faîtage

Épi de faîtage

Un épi de faîtage est un élément de décoration de toit qui se place la plupart du temps sur l’extrémité du faîtage au sommet du toit.

Sa base se fixe sur la charpente, avec un filetage et des empattements, puis la pièce principale peut être une girouette, une pointe, une pièce artistique, une pièce en terre cuite ou en zinc, voire en cuivre…

Outre leur rôle esthétique et symbolique, les épis de faîtage servent à protéger la partie fragile du faîtage.

L’artisan qui fabrique l’épi de faîtage est parfois appelé ornemaniste.

On les appelle aussi parfois poinçons.

Un épi de faîtage est traditionnellement une pièce unique sur les maisons traditionnelles.

Le prix d’un épi de faîtage va de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros selon sa qualité.

Tuile à douille

Tuile à douille

La tuile à douille assure l’étanchéité de la jonction entre le conduit d’aération et le tout. On en trouve en terre cuite, zinc ou acier galvanisé.

On les raccorde entre elles via des connecteurs. La tuile douille se choisit en fonction du type de VMC. Choisir la bonne taille est critique pour l’étanchéité de l’aération : une bonne aération de la toiture permet de lutter contre l’humidité.

Le prix d’une tuile à douille est d’environ 30 € l’unité.

Tuile faîtière

Tuile faîtière

La tuile faîtière recouvre le faîtage, la cime du toit.

Elle a une double vocation, esthétique pour la finition du faîtage, et technique, pour assurer l’étanchéité du tout et que la pluie ne s’infiltre pas à la jointure des deux pans.

Les tuiles faîtières sont généralement galbées ou angulaires. Elles s’emboîtent ou se jointent selon le matériau.

Aux extrémités du faîtage, on utilise des faîtières d’about ou des frontons.

Les tuiles faîtières se vendent à l’unité, de 6 à 20 € la tuile.

Tuile de rive

Tuile de rive

La tuile de rive est une tuile particulière, avec un angle droit, servant à couvrir la rive de toit (bordure latérale). Une tuile de rive est généralement en terre cuite.

Elles existent avec rabat gauche ou droit, ou en équerre.

On pose une tuile de rive par emboîtement et collage mortier, ou avec des vis selon le matériau.

On trouve :

  • des tuiles de rive plates
  • des tuiles de rive romanes (galbées)
  • des tuiles de rive canal (en arc de cercle)

La tuile de rive est un peu plus chère qu’une tuile classique standard, soit entre 10 et 18 €.