Métier de zingueur : missions, salaire et formation (2026)

Article mis à jour le : 6 mai 2026
Mission du zingueur dans la construction d'une toiture

Le zingueur, plus officiellement appelé couvreur-zingueur, est l'artisan de la toiture chargé de la pose des éléments métalliques d'étanchéité et d'évacuation des eaux pluviales : gouttières, chéneaux, descentes, abergements. Son salaire moyen tourne autour de 2 696 € brut par mois en 2026 selon les données Indeed. Métier accessible dès le CAP, dans un secteur du BTP en pénurie de main-d'œuvre.

2 696 €Salaire brut/mois
7 moisTitre Pro AFPA
RNCP 36101Référence officielle
50 ansDurée vie zinc

Qu'est-ce qu'un zingueur ?

Le zingueur est un artisan de la toiture spécialisé dans le travail du zinc et des autres métaux d'étanchéité. Il intervient sur les gouttières, chéneaux, descentes d'eaux pluviales, abergements de cheminée et solins. Le terme désigne historiquement celui qui travaille le zinc, matériau dominant en France pour les toitures patrimoniales et les évacuations d'eau.

Dans la pratique professionnelle française, le métier autonome de zingueur est rare. La double compétence couverture plus zinguerie est devenue la norme, ce qui explique que les conventions collectives et les annonces d'emploi utilisent presque toujours le terme couvreur-zingueur. Les deux appellations désignent le même artisan dans la plupart des cas. La fiche métier détaillée est consultable sur le site de France Compétences sous la référence RNCP 36101.

L'orthographe correcte est « zingueur » avec un « g » et un « u ». On rencontre parfois les graphies « zingeur » ou « zinceur », qui sont des erreurs courantes mais sans valeur officielle. Le RNCP et les conventions collectives ne reconnaissent que la forme « zingueur ».

Différence entre couvreur et zingueur

La distinction technique entre les deux métiers reste théorique aujourd'hui. Le couvreur pose la couverture proprement dite (tuiles, ardoises, zinc en feuilles, bac acier). Le zingueur travaille les éléments métalliques d'étanchéité et d'évacuation. Sur le terrain, la même personne réalise les deux activités dans la grande majorité des entreprises artisanales, d'où l'appellation officielle de couvreur-zingueur.

CritèreCouvreurZingueur
Activité principalePose de la couvertureÉtanchéité métallique
MatériauxTuiles, ardoises, bac acierZinc, cuivre, aluminium, inox
OutilsMarteau de couvreur, pince à tuileGriffe, batte, plieuse, fer à souder
FormationCAP couvreurCAP couvreur + MC zinguerie
PratiqueDouble compétenceDouble compétence

Carreleur zingueur, plombier zingueur : confusions fréquentes

Plusieurs appellations circulent sur internet et créent une confusion réelle dans l'esprit des particuliers. Voici les rectifications utiles.

Erreur
Carreleur zingueur

Cette expression n'existe pas dans la nomenclature des métiers du bâtiment. Le carreleur travaille les sols et les murs intérieurs, pas la toiture. Pour vos gouttières, le terme correct est couvreur-zingueur ou simplement zingueur.

Historique
Plombier zingueur

Appellation héritée du XIXe siècle qui désignait l'artisan travaillant à la fois le plomb (canalisations) et le zinc (toiture). Ce métier double a disparu : aujourd'hui, le plombier intervient sur les réseaux d'eau, le couvreur-zingueur sur la toiture.

Inversion
Zingueur couvreur

Inversion fréquente du terme officiel. Les deux ordres sont utilisés indifféremment dans le langage courant, mais la convention collective et le titre RNCP utilisent uniquement la forme couvreur-zingueur.

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Les missions du zingueur

Le zingueur intervient sur la toiture après le passage du charpentier qui pose la structure bois. Son champ d'action couvre la pose de la couverture et la mise en œuvre des éléments métalliques garantissant l'étanchéité du toit.

Sur un chantier neuf, il prépare le support, déroule l'écran sous-toiture, fixe les liteaux et pose le matériau de couverture (tuiles, ardoises, zinc, bac acier). Il termine par les raccords métalliques autour des cheminées, fenêtres de toit et ventilations. En rénovation, son rôle commence par un diagnostic des fuites et une analyse de l'état général de la toiture avant remplacement des éléments dégradés.

Zingueur posant des feuilles de zinc sur une toiture

La zinguerie regroupe l'ensemble des éléments métalliques du toit : gouttières, chéneaux, descentes d'eaux pluviales, abergements, faîtages, solins, noues. Ces pièces protègent la maison des infiltrations en gérant l'évacuation de l'eau et en assurant la jonction étanche entre la toiture et les autres ouvrages.

Les principales interventions du couvreur-zingueur sur un chantier de toiture :

  • Pose de la couverture en tuiles, ardoises, zinc, cuivre, aluminium ou bac acier selon le projet et la région.
  • Installation et raccordement des gouttières, chéneaux et descentes d'eaux pluviales aux points bas du toit.
  • Réalisation des abergements autour des cheminées, fenêtres de toit, conduits de ventilation et antennes.
  • Pose des éléments de finition : faîtage, rives, noues, solins entre la toiture et les murs.
  • Diagnostic et réparation des fuites, remplacement des tuiles cassées, reprise des points faibles d'étanchéité.
  • Mise en place de l'isolation sous-toiture conforme à la RE 2020, avec respect de la lame d'air ventilée.
  • Pose de fenêtres de toit et installation de panneaux photovoltaïques pour les couvreurs disposant de la qualification RGE QualiPV.
Bon à savoir

La durée de vie d'une toiture en zinc atteint couramment 50 ans, contre 25 à 30 ans pour une toiture en bac acier. Les artisans qualifiés capables de réaliser des finitions élégantes en gouttières et faîtières en zinc voient leur travail s'apparenter à de l'orfèvrerie de toiture.

Quel salaire pour un zingueur en 2026 ?

La rémunération d'un zingueur dépend de quatre critères : l'expérience, la qualification, la zone géographique et le statut (salarié ou indépendant). Les minima conventionnels relèvent de la Convention collective nationale des ouvriers du bâtiment, négociée région par région.

ProfilBrut mensuelNet mensuelCoefficient
Débutant après CAP1 800 à 2 000 €1 450 à 1 600 €150-170
Compagnon qualifié2 200 à 2 600 €1 700 à 2 050 €185-210
Compagnon expérimenté2 600 à 3 000 €2 050 à 2 350 €230-250
Chef d'équipe2 800 à 3 400 €2 200 à 2 700 €270
Indépendant (revenu)Variable2 500 à 4 000 €À son compte

Fourchettes 2026 basées sur les minima conventionnels IDCC 1596 et les données salariales sectorielles publiées par Indeed et Hellowork. Les rémunérations effectives dépendent de la région, de la taille de l'entreprise et des compléments négociés.

Salaire d'un zingueur débutant

Un titulaire d'un CAP couvreur ou étancheur démarre sa carrière au coefficient 150 ou 170 de la grille conventionnelle. En Île-de-France, l'accord du 5 novembre 2025 a fixé le minimum brut mensuel à 1 843 € pour le coefficient 150 et 1 855 € pour le coefficient 170, soit environ 1 450 à 1 500 € net par mois. Dans la plupart des régions, le minimum conventionnel se trouve écrasé par le SMIC, qui s'applique alors par principe de faveur. Les détails de la grille IDCC 1596 sont publiés sur le Code du travail numérique.

Un débutant motivé monte en coefficient au bout d'un à deux ans. La rémunération annuelle brute en début de carrière s'établit entre 21 877 € et 22 750 € selon les données Hellowork.

Salaire d'un couvreur-zingueur expérimenté

Avec plusieurs années de chantier, un compagnon qualifié atteint les coefficients 210 à 230 (Niveau III). Les minima conventionnels en Île-de-France pour ces coefficients tournent autour de 2 100 à 2 400 € brut mensuels, mais les salaires réellement pratiqués dépassent souvent ces planchers en raison de la pénurie de main-d'œuvre dans le secteur du bâtiment.

Les données salariales publiées par Indeed pour le poste de couvreur-zingueur indiquent un salaire moyen de 2 696 € brut par mois en mars 2026, avec des variations régionales modérées : 2 674 € en Nouvelle-Aquitaine, 2 683 € à Bordeaux, 2 748 € à Marseille. La double compétence couverture plus zinguerie justifie en moyenne 200 à 400 € de plus qu'un poste de couvreur sans cette spécialité.

Revenus d'un couvreur-zingueur indépendant

Un artisan zingueur à son compte dégage un revenu net mensuel généralement compris entre 2 500 € et 4 000 € selon la taille de l'entreprise, le carnet de commandes et la zone d'activité. En annuel net, la fourchette s'étend de 30 000 € à 70 000 €. En zone urbaine tendue avec peu de concurrence locale et une clientèle haut de gamme, certains artisans dépassent 60 000 € net annuels.

Aux salaires de base s'ajoutent plusieurs compléments encadrés par la convention collective :

  • Prime de vacances obligatoire dans le BTP, équivalente à 30 % de l'indemnité de congés payés minimum.
  • Indemnité de petits déplacements calculée par zone (trajet, repas, transport), révisée chaque année par accord régional.
  • Indemnité de panier repas autour de 11 à 12 € par jour travaillé hors siège selon la région.
  • Majoration heures supplémentaires au-delà de 35 heures hebdomadaires.
  • Prime de chantier ou d'intempéries dans certaines entreprises pour les conditions difficiles.
Convention collective applicable

Les minima salariaux relèvent de la Convention collective nationale des ouvriers du bâtiment, IDCC 1596 (entreprises occupant jusqu'à 10 salariés, brochure JO 3193) ou IDCC 1597 pour les entreprises de plus de 10 salariés (brochure 3258). La grille de classification va du coefficient 150 (Niveau I Position 1, ouvrier d'exécution) au coefficient 270 (Niveau IV Position 2, chef d'équipe hautement qualifié).

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Outils, matériaux et techniques du zingueur

La zinguerie repose sur des gestes techniques précis et un outillage spécifique hérité de la ferblanterie. La maîtrise du pliage, de la soudure à l'étain et du traçage demande plusieurs mois d'apprentissage en atelier avant d'être déployée sur chantier.

La griffe

Outil servant à border les tôles de zinc et à les ajuster lors de la pose.

La batte

Maillet plat pour aplanir les tôles et finaliser les assemblages par battage.

La plieuse

Aussi appelée ourleuse, elle façonne les angles précis sur les bandes de zinc.

La pince à border

Permet de replier les bords des feuilles métalliques pour les jonctions étanches.

Le crochet rouennais

Ancien outil de tradition pour sertir les jonctions de zinc à la main.

Les tracettes

Servent à marquer les lignes de coupe et de pliage sur le métal avant découpe.

Le moignon

Pièce de raccord entre la gouttière et la descente d'eaux pluviales.

Le fer à souder

Utilisé pour les soudures à l'étain caractéristiques du travail du zinc.

À ces outils traditionnels s'ajoute un équipement complet utilisé au quotidien sur chantier pour la sécurité, la mesure, la découpe et la fixation.

Échafaudage de pied

Protection collective prioritaire pour le travail en hauteur, monté selon la recommandation INRS R408.

Harnais antichute

Équipement de protection individuelle relié à un point d'ancrage certifié quand l'échafaudage ne couvre pas la zone.

Cisaille à zinc

Manuelle ou électrique, pour la découpe nette des feuilles de zinc, cuivre et aluminium.

Scie sauteuse

Découpe précise des liteaux, des panneaux de bois et du bac acier sur chantier.

Niveau à bulle et laser

Outil de référence pour la pose des gouttières (pente de 2 à 5 mm/m selon le DTU 40.5) et l'alignement des éléments.

Cordeau traceur

Trace les lignes droites sur de longues distances pour aligner les liteaux et les supports de couverture.

Riveteuse pneumatique

Fixation rapide des éléments de zinguerie qui ne se soudent pas (aluminium, acier galvanisé).

Échelle de toit

Échelle plate avec crochet de faîtage pour circuler en sécurité sur les toitures pentues.

Côté matériaux, le zinc reste dominant en France pour les toitures patrimoniales et les évacuations, mais le zingueur travaille aussi le cuivre, l'aluminium, l'acier galvanisé, l'inox et plus rarement le plomb.

MatériauDurée de vieCaractéristique
Zinc50 à 100 ansPatine naturelle protectrice, recyclable, soudable à l'étain
Cuivre+ 50 ansÉlégant, vert-de-gris au fil du temps, sans entretien
Acier galvanisé30 à 40 ansTrès solide, pose plus complexe, bon rapport qualité-prix
Aluminium+ 20 ansLéger, ne rouille pas, jointures sans soudure
PVC10 à 15 ansÉconomique, fragile au gel, irréparable une fois cassé

Sur les gouttières, quatre profils dominent le marché français : la pendante (environ 80 % des installations), la rampante, l'anglaise et la lyonnaise. Chaque profil obéit à une norme de pose précise, codifiée par le DTU 40.5 qui fixe l'inclinaison à 2 à 5 mm par mètre linéaire pour garantir un écoulement correct.

Pourquoi éviter le bricolage personnel

La pose de zinguerie demande une maîtrise du pliage, de la soudure et du dimensionnement hydraulique. Une malfaçon expose immédiatement la toiture à des infiltrations. Le travail s'effectue de plus en hauteur, avec des risques de chute et de brûlure liés à la soudure. Le recours à un professionnel qualifié reste la voie sûre.

Quelle formation pour devenir zingueur ?

Le métier de zingueur est accessible dès la sortie de la classe de 3e par la voie scolaire ou l'apprentissage. Il s'ouvre aussi aux adultes en reconversion via le titre professionnel délivré par l'AFPA. Plusieurs niveaux de qualification permettent ensuite de progresser vers la maîtrise de chantier ou l'installation à son compte. La fiche métier complète est publiée sur l'Onisep.

Les CAP et la mention complémentaire zinguerie

Deux CAP de référence ouvrent l'accès au métier, préparés en deux ans après la 3e en lycée professionnel ou en apprentissage.

  • CAP Couvreur : formation centrée sur la pose de couverture en petits éléments (tuiles, ardoises) et les bases de la zinguerie de toiture.
  • CAP Étancheur du bâtiment : formation orientée vers l'étanchéité des toits-terrasses et des bâtiments industriels, avec bases de zinguerie.
  • MC Zinguerie : mention complémentaire en un an après le CAP pour se spécialiser dans le travail du zinc, du cuivre et de l'aluminium.

Les BP, Bac Pro et BTS

Pour aller plus loin et viser des postes à responsabilités, plusieurs cursus prolongent le CAP ou s'ouvrent après le bac.

FormationDuréeNiveau visé
BP Couvreur2 ans après CAPCompagnon qualifié, chef d'équipe
BP Étanchéité du bâtiment2 ans après CAPSpécialiste étanchéité
Bac Pro Patrimoine bâti option couverture3 ansRestauration, monuments historiques
BTS Enveloppe du bâtiment : façade et étanchéité2 ans après bacConducteur de travaux, bureau d'études
BTS Bâtiment2 ans après bacEncadrement de chantier
Brevet de Maîtrise (BM) couvreur-zingueur2 ans après expérienceInstallation à son compte, gestion

Le titre professionnel pour adultes en reconversion

Pour les adultes souhaitant changer de métier, l'AFPA délivre un Titre professionnel couvreur-zingueur de niveau 3 (équivalent CAP/BEP), enregistré au RNCP sous la référence 36101 jusqu'au 7 mars 2027. La formation se déroule sur 1 085 heures, soit environ 7 mois en formation continue ou 12 mois en alternance.

Le programme s'organise autour de quatre blocs de compétences validables séparément par des certificats de compétences professionnelles (CCP) :

  1. Couverture de combles à deux versants en petits éléments

    Pose de tuiles et d'ardoises sur charpente classique avec préparation du support et écran sous-toiture.

  2. Couverture de combles de formes diverses en petits éléments

    Réalisation sur toitures complexes avec abergements industrialisés sur tuiles mécaniques, plates et ardoises.

  3. Couverture de combles à deux versants en zinc

    Travail du zinc sur joint debout, pose des panneaux, soudure à l'étain et finitions de la couverture.

  4. Abergements et évacuation des eaux pluviales

    Pose et raccordement des gouttières, chéneaux, descentes EP et abergements de cheminées et fenêtres de toit.

Aucun diplôme initial n'est exigé pour intégrer le titre professionnel. Une bonne condition physique, l'absence de vertige et un niveau scolaire de fin de 3e (savoir lire, écrire, compter) suffisent. La formation est éligible au Compte Personnel de Formation (CPF) et peut bénéficier d'un financement complémentaire par France Travail (ex-Pôle emploi) ou le conseil régional.

Validation des Acquis de l'Expérience

Les personnes ayant exercé une activité de couverture-zinguerie pendant au moins un an peuvent obtenir le titre professionnel par VAE, sans repasser par la formation complète. La démarche s'effectue auprès du centre AFPA de la région d'exercice.

Cadre réglementaire et convention collective

Le zingueur travaille en hauteur dans un secteur classé à fort risque d'accidents par la CNAM-AT/MP. Plusieurs textes encadrent strictement les conditions d'exercice et les obligations de l'employeur.

Le travail en hauteur relève des articles R4323-58 et suivants du Code du travail sur Légifrance. La réglementation impose une hiérarchie claire dans le choix des protections : priorité aux protections collectives (échafaudage de pied, garde-corps périphériques, filets antichute), recours aux protections individuelles (harnais, ligne de vie) seulement en complément ou quand le collectif est techniquement impossible. La page INRS sur la réglementation du travail en hauteur précise les règles de montage, d'utilisation et de démontage des échafaudages selon la recommandation R408.

Les équipements de protection individuelle obligatoires sur un chantier de couverture-zinguerie incluent :

  • Casque de chantier avec jugulaire pour le travail en hauteur.
  • Chaussures de sécurité antidérapantes adaptées aux toitures.
  • Harnais antichute relié à un point d'ancrage certifié quand l'échafaudage ne couvre pas la zone d'intervention.
  • Gants résistants à la coupure pour la manipulation des tôles métalliques.
  • Lunettes de protection pour la soudure et la découpe du métal.
  • Vêtements adaptés aux conditions météo (pluie, froid, exposition UV).

Côté qualifications professionnelles, les artisans peuvent obtenir la qualification Qualibat en mention couverture-zinguerie, qui atteste la compétence technique et donne accès aux marchés publics et aux aides à la rénovation énergétique. Pour intervenir sur la pose de panneaux photovoltaïques avec aides financières, la qualification RGE QualiPV reste obligatoire.

Évolutions de carrière et spécialisations

Le couvreur-zingueur dispose de quatre voies d'évolution selon ses appétences, son expérience et son projet professionnel. Chaque parcours combine une montée en compétences techniques et un complément de formation adapté.

1Progression hiérarchique

Le parcours classique mène du compagnon vers le compagnon qualifié, puis chef d'équipe (responsable d'un binôme ou d'un trinôme sur chantier), chef de chantier (gestion d'un site complet) et conducteur de travaux dans les structures plus grandes. Cette progression demande un BP ou un BTS en complément de l'expérience.

Compagnon → Conducteur de travaux
2Spécialisation patrimoine ou matériau

Plusieurs niches techniques offrent des débouchés rémunérateurs : couvreur-ardoisier (ouest et centre de la France), couvreur-tuilier (sud), spécialiste des monuments historiques (clochers, dômes, toitures patrimoniales en zinc et cuivre), expert en toitures végétalisées ou en éco-construction biosourcée.

Ardoisier · Tuilier · Patrimoine
3Installation à son compte

Après un diplôme et trois ans d'expérience professionnelle (ou six ans sans diplôme), tout couvreur-zingueur peut monter son entreprise artisanale selon le cadre fixé par la loi du 5 juillet 1996. Le Brevet de Maîtrise reste la voie privilégiée car il intègre la gestion d'entreprise.

Artisan indépendant · BM
4Formation et expertise

Les compagnons expérimentés peuvent devenir formateurs en CFA spécialisé, expert d'assurance pour les sinistres toiture ou conseiller technique chez les fabricants de matériaux (zinc, ardoise, étanchéité). Une voie qui valorise la pédagogie et l'expérience reconnue.

Formateur · Expert · Conseiller
Secteur en pénurie de main-d'œuvre

Le bâtiment recrute massivement depuis plusieurs années, notamment sur les métiers de la couverture. Selon les données sectorielles publiées par la FFB, l'insertion professionnelle après formation reste rapide, avec souvent des salaires supérieurs aux minima conventionnels grâce à la tension du marché du travail local. Les profils avec la double compétence couvreur-zingueur sont les plus recherchés.

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Questions fréquentes sur le métier de zingueur

Le zingueur, ou couvreur-zingueur, est l'artisan de la toiture spécialisé dans la pose des éléments métalliques d'étanchéité et d'évacuation des eaux pluviales : gouttières, chéneaux, descentes, abergements de cheminée, solins. Il travaille principalement le zinc, mais aussi le cuivre, l'aluminium, l'acier galvanisé et l'inox.
Le couvreur pose la toiture (tuiles, ardoises, zinc, bac acier). Le zingueur travaille les éléments métalliques d'évacuation et d'étanchéité (gouttières, chéneaux, abergements, solins). Dans la pratique française, les deux compétences sont aujourd'hui combinées sous le terme couvreur-zingueur car l'étanchéité d'une toiture exige les deux savoir-faire.
Selon les données Indeed publiées en mars 2026, le salaire moyen d'un couvreur-zingueur salarié en France atteint 2 696 € brut par mois, soit environ 32 000 € brut annuels. Un débutant démarre autour de 1 800 à 2 000 € brut mensuels selon la grille conventionnelle régionale, un compagnon expérimenté peut atteindre 2 600 à 3 000 € brut.
Un couvreur-zingueur indépendant dégage un revenu net mensuel généralement compris entre 2 500 € et 4 000 €, soit 30 000 € à 70 000 € net annuels selon la zone d'activité, le carnet de commandes et le type de chantiers. En zone urbaine tendue avec une clientèle haut de gamme, certains artisans dépassent 60 000 € net annuels.
Trois voies principales coexistent. Le CAP couvreur ou CAP étancheur du bâtiment en formation initiale après la 3e (2 ans), complété par la mention complémentaire zinguerie (1 an de plus). Pour les adultes en reconversion, le titre professionnel couvreur-zingueur de l'AFPA en 7 mois constitue l'accès le plus direct au métier.
Le CAP couvreur ou le CAP étancheur du bâtiment et des travaux publics. Les deux se préparent en deux ans après la classe de 3e, en lycée professionnel ou en apprentissage. Pour la spécialisation zinguerie, la mention complémentaire (MC) zinguerie en un an après le CAP reste la voie directe.
Oui. Le titre professionnel couvreur-zingueur délivré par l'AFPA est accessible sans diplôme préalable, sur une durée de 7 mois en formation continue ou 12 mois en alternance. La formation est éligible au CPF et peut être financée par France Travail ou le conseil régional. Une bonne condition physique et l'absence de vertige sont demandées.
L'outillage spécifique inclut la griffe, la batte, les tracettes, la pince à border, la plieuse (ou ourleuse), la planche à border, la patte à ourlet, le crochet rouennais et le moignon. À cela s'ajoutent le fer à souder pour les soudures à l'étain, la cisaille pour le zinc, la scie sauteuse, l'agrafeuse pneumatique et l'échafaudage de pied conforme à la recommandation R408.
Il pose la couverture (tuiles, ardoises, zinc), installe les gouttières et descentes d'eaux pluviales, réalise les abergements autour des cheminées et fenêtres de toit, pose le faîtage et les solins, met en place l'isolation sous-toiture, diagnostique et répare les fuites. Certains posent aussi des fenêtres de toit et des panneaux photovoltaïques.
Le secteur de la couverture-zinguerie est classé à fort risque par la CNAM-AT/MP en raison des chutes de hauteur, des troubles musculo-squelettiques et de l'exposition aux UV. Les articles R4323-58 et suivants du Code du travail imposent des protections collectives prioritaires (échafaudages, garde-corps) et des EPI individuels (harnais, casque). Le respect strict des protocoles réduit fortement les accidents.
Plusieurs voies coexistent. La progression hiérarchique mène vers chef d'équipe, chef de chantier puis conducteur de travaux. La spécialisation oriente vers couvreur-ardoisier, couvreur-tuilier, expert monuments historiques ou installateur photovoltaïque RGE. L'installation à son compte reste possible après obtention du Brevet de Maîtrise.
Oui, le bâtiment fait face à une pénurie structurelle de main-d'œuvre depuis plusieurs années, particulièrement marquée sur les métiers de la couverture. Cette tension se traduit par une insertion rapide après formation et des salaires souvent supérieurs aux minima conventionnels. Les profils avec la double compétence couvreur-zingueur sont les plus recherchés.

Ressources et sites utiles pour le métier de zingueur

Plusieurs organismes officiels accompagnent les futurs zingueurs et les professionnels en activité, qu'il s'agisse d'orientation, de financement de formation, de recherche d'emploi, de qualification professionnelle ou de syndicat de profession.

À retenir sur le métier de zingueur

  • Salaire moyen 2026 : 2 696 € brut par mois selon Indeed mars 2026
  • Convention collective : IDCC 1596 (≤ 10 salariés) ou IDCC 1597 (> 10 salariés), coefficients 150 à 270
  • Titre professionnel AFPA RNCP 36101 en 7 mois pour les adultes en reconversion, sans diplôme préalable
  • Reconversion accessible avec financement CPF, France Travail ou conseil régional
  • Indépendant : 30 000 à 70 000 € net annuels selon zone et carnet de commandes
  • Confusions à éviter : « carreleur zingueur » n'existe pas, « plombier-zingueur » est une appellation historique disparue
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Pour aller plus loin

Information importante

Les salaires, formations et réglementations mentionnés dans ce guide peuvent évoluer. Les chiffres présentés correspondent aux données disponibles au moment de la rédaction (Indeed mars 2026, accord IDCC 1596 du 5 novembre 2025, RNCP 36101 valide jusqu'au 7 mars 2027). Avant tout projet de formation ou de recrutement, vérifiez les informations à jour auprès de France Travail, de l'AFPA ou de France Compétences. Pour un projet de chantier, faites appel à un couvreur-zingueur qualifié capable d'analyser votre toiture sur site.

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