
Le zingueur, plus officiellement appelé couvreur-zingueur, est l'artisan de la toiture chargé de la pose des éléments métalliques d'étanchéité et d'évacuation des eaux pluviales : gouttières, chéneaux, descentes, abergements. Son salaire moyen tourne autour de 2 696 € brut par mois en 2026 selon les données Indeed. Métier accessible dès le CAP, dans un secteur du BTP en pénurie de main-d'œuvre.
Qu'est-ce qu'un zingueur ?
Le zingueur est un artisan de la toiture spécialisé dans le travail du zinc et des autres métaux d'étanchéité. Il intervient sur les gouttières, chéneaux, descentes d'eaux pluviales, abergements de cheminée et solins. Le terme désigne historiquement celui qui travaille le zinc, matériau dominant en France pour les toitures patrimoniales et les évacuations d'eau.
Dans la pratique professionnelle française, le métier autonome de zingueur est rare. La double compétence couverture plus zinguerie est devenue la norme, ce qui explique que les conventions collectives et les annonces d'emploi utilisent presque toujours le terme couvreur-zingueur. Les deux appellations désignent le même artisan dans la plupart des cas. La fiche métier détaillée est consultable sur le site de France Compétences sous la référence RNCP 36101.
L'orthographe correcte est « zingueur » avec un « g » et un « u ». On rencontre parfois les graphies « zingeur » ou « zinceur », qui sont des erreurs courantes mais sans valeur officielle. Le RNCP et les conventions collectives ne reconnaissent que la forme « zingueur ».
Différence entre couvreur et zingueur
La distinction technique entre les deux métiers reste théorique aujourd'hui. Le couvreur pose la couverture proprement dite (tuiles, ardoises, zinc en feuilles, bac acier). Le zingueur travaille les éléments métalliques d'étanchéité et d'évacuation. Sur le terrain, la même personne réalise les deux activités dans la grande majorité des entreprises artisanales, d'où l'appellation officielle de couvreur-zingueur.
| Critère | Couvreur | Zingueur |
|---|---|---|
| Activité principale | Pose de la couverture | Étanchéité métallique |
| Matériaux | Tuiles, ardoises, bac acier | Zinc, cuivre, aluminium, inox |
| Outils | Marteau de couvreur, pince à tuile | Griffe, batte, plieuse, fer à souder |
| Formation | CAP couvreur | CAP couvreur + MC zinguerie |
| Pratique | Double compétence | Double compétence |
Carreleur zingueur, plombier zingueur : confusions fréquentes
Plusieurs appellations circulent sur internet et créent une confusion réelle dans l'esprit des particuliers. Voici les rectifications utiles.
Cette expression n'existe pas dans la nomenclature des métiers du bâtiment. Le carreleur travaille les sols et les murs intérieurs, pas la toiture. Pour vos gouttières, le terme correct est couvreur-zingueur ou simplement zingueur.
Appellation héritée du XIXe siècle qui désignait l'artisan travaillant à la fois le plomb (canalisations) et le zinc (toiture). Ce métier double a disparu : aujourd'hui, le plombier intervient sur les réseaux d'eau, le couvreur-zingueur sur la toiture.
Inversion fréquente du terme officiel. Les deux ordres sont utilisés indifféremment dans le langage courant, mais la convention collective et le titre RNCP utilisent uniquement la forme couvreur-zingueur.
Les missions du zingueur
Le zingueur intervient sur la toiture après le passage du charpentier qui pose la structure bois. Son champ d'action couvre la pose de la couverture et la mise en œuvre des éléments métalliques garantissant l'étanchéité du toit.
Sur un chantier neuf, il prépare le support, déroule l'écran sous-toiture, fixe les liteaux et pose le matériau de couverture (tuiles, ardoises, zinc, bac acier). Il termine par les raccords métalliques autour des cheminées, fenêtres de toit et ventilations. En rénovation, son rôle commence par un diagnostic des fuites et une analyse de l'état général de la toiture avant remplacement des éléments dégradés.
La zinguerie regroupe l'ensemble des éléments métalliques du toit : gouttières, chéneaux, descentes d'eaux pluviales, abergements, faîtages, solins, noues. Ces pièces protègent la maison des infiltrations en gérant l'évacuation de l'eau et en assurant la jonction étanche entre la toiture et les autres ouvrages.
Les principales interventions du couvreur-zingueur sur un chantier de toiture :
- Pose de la couverture en tuiles, ardoises, zinc, cuivre, aluminium ou bac acier selon le projet et la région.
- Installation et raccordement des gouttières, chéneaux et descentes d'eaux pluviales aux points bas du toit.
- Réalisation des abergements autour des cheminées, fenêtres de toit, conduits de ventilation et antennes.
- Pose des éléments de finition : faîtage, rives, noues, solins entre la toiture et les murs.
- Diagnostic et réparation des fuites, remplacement des tuiles cassées, reprise des points faibles d'étanchéité.
- Mise en place de l'isolation sous-toiture conforme à la RE 2020, avec respect de la lame d'air ventilée.
- Pose de fenêtres de toit et installation de panneaux photovoltaïques pour les couvreurs disposant de la qualification RGE QualiPV.
La durée de vie d'une toiture en zinc atteint couramment 50 ans, contre 25 à 30 ans pour une toiture en bac acier. Les artisans qualifiés capables de réaliser des finitions élégantes en gouttières et faîtières en zinc voient leur travail s'apparenter à de l'orfèvrerie de toiture.
Quel salaire pour un zingueur en 2026 ?
La rémunération d'un zingueur dépend de quatre critères : l'expérience, la qualification, la zone géographique et le statut (salarié ou indépendant). Les minima conventionnels relèvent de la Convention collective nationale des ouvriers du bâtiment, négociée région par région.
| Profil | Brut mensuel | Net mensuel | Coefficient |
|---|---|---|---|
| Débutant après CAP | 1 800 à 2 000 € | 1 450 à 1 600 € | 150-170 |
| Compagnon qualifié | 2 200 à 2 600 € | 1 700 à 2 050 € | 185-210 |
| Compagnon expérimenté | 2 600 à 3 000 € | 2 050 à 2 350 € | 230-250 |
| Chef d'équipe | 2 800 à 3 400 € | 2 200 à 2 700 € | 270 |
| Indépendant (revenu) | Variable | 2 500 à 4 000 € | À son compte |
Fourchettes 2026 basées sur les minima conventionnels IDCC 1596 et les données salariales sectorielles publiées par Indeed et Hellowork. Les rémunérations effectives dépendent de la région, de la taille de l'entreprise et des compléments négociés.
Salaire d'un zingueur débutant
Un titulaire d'un CAP couvreur ou étancheur démarre sa carrière au coefficient 150 ou 170 de la grille conventionnelle. En Île-de-France, l'accord du 5 novembre 2025 a fixé le minimum brut mensuel à 1 843 € pour le coefficient 150 et 1 855 € pour le coefficient 170, soit environ 1 450 à 1 500 € net par mois. Dans la plupart des régions, le minimum conventionnel se trouve écrasé par le SMIC, qui s'applique alors par principe de faveur. Les détails de la grille IDCC 1596 sont publiés sur le Code du travail numérique.
Un débutant motivé monte en coefficient au bout d'un à deux ans. La rémunération annuelle brute en début de carrière s'établit entre 21 877 € et 22 750 € selon les données Hellowork.
Salaire d'un couvreur-zingueur expérimenté
Avec plusieurs années de chantier, un compagnon qualifié atteint les coefficients 210 à 230 (Niveau III). Les minima conventionnels en Île-de-France pour ces coefficients tournent autour de 2 100 à 2 400 € brut mensuels, mais les salaires réellement pratiqués dépassent souvent ces planchers en raison de la pénurie de main-d'œuvre dans le secteur du bâtiment.
Les données salariales publiées par Indeed pour le poste de couvreur-zingueur indiquent un salaire moyen de 2 696 € brut par mois en mars 2026, avec des variations régionales modérées : 2 674 € en Nouvelle-Aquitaine, 2 683 € à Bordeaux, 2 748 € à Marseille. La double compétence couverture plus zinguerie justifie en moyenne 200 à 400 € de plus qu'un poste de couvreur sans cette spécialité.
Revenus d'un couvreur-zingueur indépendant
Un artisan zingueur à son compte dégage un revenu net mensuel généralement compris entre 2 500 € et 4 000 € selon la taille de l'entreprise, le carnet de commandes et la zone d'activité. En annuel net, la fourchette s'étend de 30 000 € à 70 000 €. En zone urbaine tendue avec peu de concurrence locale et une clientèle haut de gamme, certains artisans dépassent 60 000 € net annuels.
Aux salaires de base s'ajoutent plusieurs compléments encadrés par la convention collective :
- Prime de vacances obligatoire dans le BTP, équivalente à 30 % de l'indemnité de congés payés minimum.
- Indemnité de petits déplacements calculée par zone (trajet, repas, transport), révisée chaque année par accord régional.
- Indemnité de panier repas autour de 11 à 12 € par jour travaillé hors siège selon la région.
- Majoration heures supplémentaires au-delà de 35 heures hebdomadaires.
- Prime de chantier ou d'intempéries dans certaines entreprises pour les conditions difficiles.
Les minima salariaux relèvent de la Convention collective nationale des ouvriers du bâtiment, IDCC 1596 (entreprises occupant jusqu'à 10 salariés, brochure JO 3193) ou IDCC 1597 pour les entreprises de plus de 10 salariés (brochure 3258). La grille de classification va du coefficient 150 (Niveau I Position 1, ouvrier d'exécution) au coefficient 270 (Niveau IV Position 2, chef d'équipe hautement qualifié).
Outils, matériaux et techniques du zingueur
La zinguerie repose sur des gestes techniques précis et un outillage spécifique hérité de la ferblanterie. La maîtrise du pliage, de la soudure à l'étain et du traçage demande plusieurs mois d'apprentissage en atelier avant d'être déployée sur chantier.
Outil servant à border les tôles de zinc et à les ajuster lors de la pose.
Maillet plat pour aplanir les tôles et finaliser les assemblages par battage.
Aussi appelée ourleuse, elle façonne les angles précis sur les bandes de zinc.
Permet de replier les bords des feuilles métalliques pour les jonctions étanches.
Ancien outil de tradition pour sertir les jonctions de zinc à la main.
Servent à marquer les lignes de coupe et de pliage sur le métal avant découpe.
Pièce de raccord entre la gouttière et la descente d'eaux pluviales.
Utilisé pour les soudures à l'étain caractéristiques du travail du zinc.
À ces outils traditionnels s'ajoute un équipement complet utilisé au quotidien sur chantier pour la sécurité, la mesure, la découpe et la fixation.
Protection collective prioritaire pour le travail en hauteur, monté selon la recommandation INRS R408.
Équipement de protection individuelle relié à un point d'ancrage certifié quand l'échafaudage ne couvre pas la zone.
Manuelle ou électrique, pour la découpe nette des feuilles de zinc, cuivre et aluminium.
Découpe précise des liteaux, des panneaux de bois et du bac acier sur chantier.
Outil de référence pour la pose des gouttières (pente de 2 à 5 mm/m selon le DTU 40.5) et l'alignement des éléments.
Trace les lignes droites sur de longues distances pour aligner les liteaux et les supports de couverture.
Fixation rapide des éléments de zinguerie qui ne se soudent pas (aluminium, acier galvanisé).
Échelle plate avec crochet de faîtage pour circuler en sécurité sur les toitures pentues.
Côté matériaux, le zinc reste dominant en France pour les toitures patrimoniales et les évacuations, mais le zingueur travaille aussi le cuivre, l'aluminium, l'acier galvanisé, l'inox et plus rarement le plomb.
| Matériau | Durée de vie | Caractéristique |
|---|---|---|
| Zinc | 50 à 100 ans | Patine naturelle protectrice, recyclable, soudable à l'étain |
| Cuivre | + 50 ans | Élégant, vert-de-gris au fil du temps, sans entretien |
| Acier galvanisé | 30 à 40 ans | Très solide, pose plus complexe, bon rapport qualité-prix |
| Aluminium | + 20 ans | Léger, ne rouille pas, jointures sans soudure |
| PVC | 10 à 15 ans | Économique, fragile au gel, irréparable une fois cassé |
Sur les gouttières, quatre profils dominent le marché français : la pendante (environ 80 % des installations), la rampante, l'anglaise et la lyonnaise. Chaque profil obéit à une norme de pose précise, codifiée par le DTU 40.5 qui fixe l'inclinaison à 2 à 5 mm par mètre linéaire pour garantir un écoulement correct.
La pose de zinguerie demande une maîtrise du pliage, de la soudure et du dimensionnement hydraulique. Une malfaçon expose immédiatement la toiture à des infiltrations. Le travail s'effectue de plus en hauteur, avec des risques de chute et de brûlure liés à la soudure. Le recours à un professionnel qualifié reste la voie sûre.
Quelle formation pour devenir zingueur ?
Le métier de zingueur est accessible dès la sortie de la classe de 3e par la voie scolaire ou l'apprentissage. Il s'ouvre aussi aux adultes en reconversion via le titre professionnel délivré par l'AFPA. Plusieurs niveaux de qualification permettent ensuite de progresser vers la maîtrise de chantier ou l'installation à son compte. La fiche métier complète est publiée sur l'Onisep.
Les CAP et la mention complémentaire zinguerie
Deux CAP de référence ouvrent l'accès au métier, préparés en deux ans après la 3e en lycée professionnel ou en apprentissage.
- CAP Couvreur : formation centrée sur la pose de couverture en petits éléments (tuiles, ardoises) et les bases de la zinguerie de toiture.
- CAP Étancheur du bâtiment : formation orientée vers l'étanchéité des toits-terrasses et des bâtiments industriels, avec bases de zinguerie.
- MC Zinguerie : mention complémentaire en un an après le CAP pour se spécialiser dans le travail du zinc, du cuivre et de l'aluminium.
Les BP, Bac Pro et BTS
Pour aller plus loin et viser des postes à responsabilités, plusieurs cursus prolongent le CAP ou s'ouvrent après le bac.
| Formation | Durée | Niveau visé |
|---|---|---|
| BP Couvreur | 2 ans après CAP | Compagnon qualifié, chef d'équipe |
| BP Étanchéité du bâtiment | 2 ans après CAP | Spécialiste étanchéité |
| Bac Pro Patrimoine bâti option couverture | 3 ans | Restauration, monuments historiques |
| BTS Enveloppe du bâtiment : façade et étanchéité | 2 ans après bac | Conducteur de travaux, bureau d'études |
| BTS Bâtiment | 2 ans après bac | Encadrement de chantier |
| Brevet de Maîtrise (BM) couvreur-zingueur | 2 ans après expérience | Installation à son compte, gestion |
Le titre professionnel pour adultes en reconversion
Pour les adultes souhaitant changer de métier, l'AFPA délivre un Titre professionnel couvreur-zingueur de niveau 3 (équivalent CAP/BEP), enregistré au RNCP sous la référence 36101 jusqu'au 7 mars 2027. La formation se déroule sur 1 085 heures, soit environ 7 mois en formation continue ou 12 mois en alternance.
Le programme s'organise autour de quatre blocs de compétences validables séparément par des certificats de compétences professionnelles (CCP) :
- Couverture de combles à deux versants en petits éléments
Pose de tuiles et d'ardoises sur charpente classique avec préparation du support et écran sous-toiture.
- Couverture de combles de formes diverses en petits éléments
Réalisation sur toitures complexes avec abergements industrialisés sur tuiles mécaniques, plates et ardoises.
- Couverture de combles à deux versants en zinc
Travail du zinc sur joint debout, pose des panneaux, soudure à l'étain et finitions de la couverture.
- Abergements et évacuation des eaux pluviales
Pose et raccordement des gouttières, chéneaux, descentes EP et abergements de cheminées et fenêtres de toit.
Aucun diplôme initial n'est exigé pour intégrer le titre professionnel. Une bonne condition physique, l'absence de vertige et un niveau scolaire de fin de 3e (savoir lire, écrire, compter) suffisent. La formation est éligible au Compte Personnel de Formation (CPF) et peut bénéficier d'un financement complémentaire par France Travail (ex-Pôle emploi) ou le conseil régional.
Les personnes ayant exercé une activité de couverture-zinguerie pendant au moins un an peuvent obtenir le titre professionnel par VAE, sans repasser par la formation complète. La démarche s'effectue auprès du centre AFPA de la région d'exercice.
Cadre réglementaire et convention collective
Le zingueur travaille en hauteur dans un secteur classé à fort risque d'accidents par la CNAM-AT/MP. Plusieurs textes encadrent strictement les conditions d'exercice et les obligations de l'employeur.
Le travail en hauteur relève des articles R4323-58 et suivants du Code du travail sur Légifrance. La réglementation impose une hiérarchie claire dans le choix des protections : priorité aux protections collectives (échafaudage de pied, garde-corps périphériques, filets antichute), recours aux protections individuelles (harnais, ligne de vie) seulement en complément ou quand le collectif est techniquement impossible. La page INRS sur la réglementation du travail en hauteur précise les règles de montage, d'utilisation et de démontage des échafaudages selon la recommandation R408.
Les équipements de protection individuelle obligatoires sur un chantier de couverture-zinguerie incluent :
- Casque de chantier avec jugulaire pour le travail en hauteur.
- Chaussures de sécurité antidérapantes adaptées aux toitures.
- Harnais antichute relié à un point d'ancrage certifié quand l'échafaudage ne couvre pas la zone d'intervention.
- Gants résistants à la coupure pour la manipulation des tôles métalliques.
- Lunettes de protection pour la soudure et la découpe du métal.
- Vêtements adaptés aux conditions météo (pluie, froid, exposition UV).
Côté qualifications professionnelles, les artisans peuvent obtenir la qualification Qualibat en mention couverture-zinguerie, qui atteste la compétence technique et donne accès aux marchés publics et aux aides à la rénovation énergétique. Pour intervenir sur la pose de panneaux photovoltaïques avec aides financières, la qualification RGE QualiPV reste obligatoire.
Évolutions de carrière et spécialisations
Le couvreur-zingueur dispose de quatre voies d'évolution selon ses appétences, son expérience et son projet professionnel. Chaque parcours combine une montée en compétences techniques et un complément de formation adapté.
Le parcours classique mène du compagnon vers le compagnon qualifié, puis chef d'équipe (responsable d'un binôme ou d'un trinôme sur chantier), chef de chantier (gestion d'un site complet) et conducteur de travaux dans les structures plus grandes. Cette progression demande un BP ou un BTS en complément de l'expérience.
Compagnon → Conducteur de travauxPlusieurs niches techniques offrent des débouchés rémunérateurs : couvreur-ardoisier (ouest et centre de la France), couvreur-tuilier (sud), spécialiste des monuments historiques (clochers, dômes, toitures patrimoniales en zinc et cuivre), expert en toitures végétalisées ou en éco-construction biosourcée.
Ardoisier · Tuilier · PatrimoineAprès un diplôme et trois ans d'expérience professionnelle (ou six ans sans diplôme), tout couvreur-zingueur peut monter son entreprise artisanale selon le cadre fixé par la loi du 5 juillet 1996. Le Brevet de Maîtrise reste la voie privilégiée car il intègre la gestion d'entreprise.
Artisan indépendant · BMLes compagnons expérimentés peuvent devenir formateurs en CFA spécialisé, expert d'assurance pour les sinistres toiture ou conseiller technique chez les fabricants de matériaux (zinc, ardoise, étanchéité). Une voie qui valorise la pédagogie et l'expérience reconnue.
Formateur · Expert · ConseillerLe bâtiment recrute massivement depuis plusieurs années, notamment sur les métiers de la couverture. Selon les données sectorielles publiées par la FFB, l'insertion professionnelle après formation reste rapide, avec souvent des salaires supérieurs aux minima conventionnels grâce à la tension du marché du travail local. Les profils avec la double compétence couvreur-zingueur sont les plus recherchés.
Questions fréquentes sur le métier de zingueur
Ressources et sites utiles pour le métier de zingueur
Plusieurs organismes officiels accompagnent les futurs zingueurs et les professionnels en activité, qu'il s'agisse d'orientation, de financement de formation, de recherche d'emploi, de qualification professionnelle ou de syndicat de profession.
Annonces d'emploi couvreur-zingueur, financement des formations pour les demandeurs d'emploi et accompagnement à la reconversion professionnelle.
Plateforme officielle du CPF pour financer le titre professionnel couvreur-zingueur, les CAP en alternance et les formations courtes spécialisées.
Réseau national de CFA du BTP avec annuaire des centres de formation et fiche métier officielle du couvreur-zingueur en apprentissage.
Organisme de qualification des entreprises du bâtiment. Mention couverture-zinguerie, RGE QualiPV pour la pose de panneaux photovoltaïques.
Fédération Française du Bâtiment. Union des Métiers du Bâtiment, règles professionnelles, données sectorielles et défense du métier.
Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment. Accompagnement des artisans couvreurs-zingueurs et conseils juridiques.
À retenir sur le métier de zingueur
- Salaire moyen 2026 : 2 696 € brut par mois selon Indeed mars 2026
- Convention collective : IDCC 1596 (≤ 10 salariés) ou IDCC 1597 (> 10 salariés), coefficients 150 à 270
- Titre professionnel AFPA RNCP 36101 en 7 mois pour les adultes en reconversion, sans diplôme préalable
- Reconversion accessible avec financement CPF, France Travail ou conseil régional
- Indépendant : 30 000 à 70 000 € net annuels selon zone et carnet de commandes
- Confusions à éviter : « carreleur zingueur » n'existe pas, « plombier-zingueur » est une appellation historique disparue
Pour aller plus loin
- Quand faire appel à un couvreur artisan
- DTU toiture : normes et réglementation à connaître
- Prix de pose d'une toiture : guide complet
- Solin de toiture : pose et étanchéité
- Pose de gouttière : étapes et règles
Information importante
Les salaires, formations et réglementations mentionnés dans ce guide peuvent évoluer. Les chiffres présentés correspondent aux données disponibles au moment de la rédaction (Indeed mars 2026, accord IDCC 1596 du 5 novembre 2025, RNCP 36101 valide jusqu'au 7 mars 2027). Avant tout projet de formation ou de recrutement, vérifiez les informations à jour auprès de France Travail, de l'AFPA ou de France Compétences. Pour un projet de chantier, faites appel à un couvreur-zingueur qualifié capable d'analyser votre toiture sur site.
